Accueil > Missions > Observatoire phytosanitaire > Autocontrôle organochlorés

Retour 

Autocontrôle organochlorés

:: Autocontrôles organochlorés 


Prélèvement des échantillons
 

En Martinique, deux insecticides organochlorés sont à l’origine d’une pollution des sols : la chlordécone, commercialisé sous les spécialités Curlone puis Képone jusqu’en 1993 dans la lutte contre le charançon du bananier et le HCH-β utilisé antérieurement à la chlordécone. En mars 2003, un arrêté préfectoral visant à protéger les consommateurs a été pris.
Il stipule que tout producteur de cultures à risque* a pour obligation d’analyser son sol avant toute implantation de ces cultures. 
 


Tubercules d'igname



Préparation et conditionnement des tubercules

Deux organismes sont impliqués dans ce dispositif :

  • la Chambre d’Agriculture qui a en charge les prélèvements de sol selon un protocole bien précis. Les échantillons sont expédiés au laboratoire du GIRPA. L’agriculteur bénéficie de la gratuité de l’analyse. Deux cas sont possibles :

    • le résultat est négatif : l’agriculteur peut implanter la culture de son choix ;
       

    • le résultat est positif : il est formellement déconseillé à l’agriculteur d’implanter une culture à risque sur cette parcelle.
       

  • la FREDON intervient uniquement pour les agriculteurs qui, malgré les résultats positifs d’analyse de sol, ont choisi de mettre en culture leur(s) parcelle(s). Des végétaux sont alors prélevés et envoyés au Laboratoire Départemental d’Analyses de la Drôme. Si les résultats révèlent une teneur en chlordécone supérieure aux limites réglementaires, la production ne peut être mise sur le marché.
     



Sont considérées comme impropres à la consommation humaine les denrées alimentaires présentant une teneur en chlordécone supérieure à 20 µg/kg.

On rappelle que :
 
1) Sur les sols non contaminés ou faiblement contaminés, c’est-à-dire dont le taux en chlordécone est inférieur à 100 µg/kg de sol sec, soit 0.1 mg/kg, seuil plancher en-dessous depuel le sol est reconnu comme non contaminant, toutes les cultures alimentaires et non alimentaires sont possibles.
 
2) Sur tous les sols contaminés par la chlordécone, c’est-à-dire au-dessus de 100 µg/kg de sol sec, soit 0.1 mg/kg, la liste des cultures fortement déconseillées est fixée comme suit : 

  • les racines et tubercules (dachine, igname, patate douce, toloman, manioc, chou caraïbe, carotte, navet, radis, topinambour, gingembre),

  • les cultures dont la partie récoltée est en contact avec le sol (poireau, oignon pays),

  • les cucurbitacées (concombre, courgette, giromon, melon, pastèque, christophine…)

  • les salades de plein champ.

Plus d’informations sont disponibles :
 - sur le site Internet du PRAM (dossier chlordécone) http://www.pram-martinique.org/
 - sur le site de l’Observatoire des Résidus de Pesticides www.chlordecone-infos.fr

 Avril 2011